Soutenez les réfugiés à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés
Le 20 juin, nous rendons hommage à la force et à la résilience des réfugiés qui fuient les conflits les plus violents de la planète. Découvrez comment venir en aide aux réfugiés qui ont besoin de soutien et de produits de première nécessité.
Écrit par Amy Legault
le 19 juin 2026
J’ai une confession à faire.
Mon robinet de cuisine a mal fonctionné l’autre jour, ce qui m’a énervée.
« Comment suis-je censée faire la vaisselle maintenant? », me suis-je demandé, alors qu’un maigre filet d’eau tiède s’écoulait. J’ai soufflé et claqué les armoires par frustration. J’ai réprimandé mon mari parce qu’il n’essayait pas de le réparer (au moment où je le voulais).
Tout ce que je voulais, c’était de l’eau courante et une cuisine propre pour pouvoir m’asseoir et me détendre.
Puis, alors que je commençais ma journée de travail le lendemain matin, je faisais des recherches sur la Journée mondiale des réfugiés. J’ai été confrontée aux réalités dures et déchirantes auxquelles les réfugiés sont confrontés jour après jour. Et honnêtement, je me suis sentie coupable (et honteuse) de ma réaction de la veille, souhaitant avoir pu être reconnaissante pour l’eau courante et propre dont je disposais.
La plupart des réfugiés n’ont pas le luxe de l’eau courante. Ni d’une cuisine à nettoyer. Ni même assez de nourriture pour nourrir leur famille. En fait, une récente étude de World Vision a révélé que plus de la moitié des ménages de réfugiés survivaient avec un seul repas par jour et se couchaient le ventre vide.
J’avais besoin de ce coup de realité. Et peut-être en avez-vous besoin, vous aussi. Mais j’espère que ce n’est pas seulement une prise de conscience pour être plus reconnaissant, mais une invitation à l’action.
Il ne restait plus qu’un an à Awatif avant de terminer ses études de médecine lorsque le conflit l’a forcée à fuir son foyer au Soudan. Vivant désormais dans un camp de réfugiés en Éthiopie, elle nous donne un aperçu de sa cuisine, où elle prépare ses repas. (Crédit photo : Bethel Sh)
Faire preuve de solidarité à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés
Les réfugiés échappent de justesse aux conflits, au génocide et à la persécution avec à peine plus que les vêtements qu’ils portent sur le dos. Mais même lorsqu’ils cherchent de l’aide dans un pays voisin, leur vie est loin d’être facile.
Les réfugiés ont besoin de solidarité. Ils ont besoin de soutien. Ils ont besoin d’espoir. Ils ont besoin de produits de première nécessité comme de l’eau potable, de la nourriture, des soins de santé et de la protection. Et c’est là que nous pouvons les aider.
Aujourd’hui, parlons de la Journée mondiale des réfugiés, de ce qu’elle signifie et de la façon dont vous pouvez venir en aide à ceux qui fuient les endroits les plus dangereux de la planète.
Qu’est-ce que la Journée mondiale des réfugiés?
La Journée mondiale des réfugiés a lieu chaque année le 20 juin. Cette journée rend hommage aux personnes qui ont été déplacées de force en raison d’un conflit, de persécutions ou d’une catastrophe. Nous prenons un moment pour reconnaître leur force, leur courage et leur résilience face à une grave incertitude. Elle nous invite également à agir par le soutien, la défense de leurs droits et la mise en place de solutions à long terme.
La Journée mondiale des réfugiés a été officiellement instaurée par les Nations Unies en 2001. Elle marque le 50e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, un accord international qui définit les droits et les protections des réfugiés.
À la fin de 2025, on comptait 117,8 millions de personnes déplacées de force dans le monde. Mais, au fond, la Journée mondiale des réfugiés nous rappelle que ce nombre colossal représente des personnes qui ont des craintes, des espoirs, des rêves et des histoires.
Il s’agit de familles séparées par la guerre. D’enfants contraints de grandir trop vite. De communautés qui luttent pour trouver sécurité et stabilité.
La Journée mondiale des réfugiés nous invite à nous rappeler que les réfugiés ne se définissent pas par ce qu’ils ont perdu, mais par leur courage à persévérer face à l’adversité et à reconstruire leur vie.
Um Ahmad et son enfant s’inscrivent auprès du personnel de World Vision Syrie afin de recevoir de l’aide humanitaire. Sans documents officiels, les réfugiés ont beaucoup de mal à se procurer de la nourriture, de l’eau, un abri, des soins de santé et une éducation. (Crédit photo : World Vision)
Comment devient-on réfugié?
Une personne devient réfugiée lorsqu’elle est contrainte de fuir son foyer et de franchir une frontière internationale en raison de menaces pesant sur sa vie, sa sécurité ou sa liberté. Cela peut être dû à une guerre, à une catastrophe, à des actes de violence ou à une crainte fondée de persécution.
Le périple est souvent périlleux. Les familles laissent derrière elles leur foyer, leurs moyens de subsistance et leur sécurité, avec à peine plus que ce qu’elles peuvent transporter. Elles peuvent être confrontées à des conditions de voyage dangereuses, à l’incertitude et à des traumatismes avant d’arriver dans un nouveau pays. Et pour beaucoup, le danger persiste même après qu’elles ont atteint un lieu « sûr ».
Hawa, une réfugiée au Soudan
Prenons l’exemple d’Hawa. Cette mère de dix enfants a été forcée de fuir son foyer dans la région du Darfour, au Soudan, après qu’un violent conflit militaire eut détruit sa communauté. Ce qu’elle espérait être une fuite vers la sécurité s’est transformé en une lutte douloureuse dans un camp de réfugiés surpeuplé à Jebel Marra.
Hawa nous fait part de cette réalité déchirante: « Notre situation ici est terrible. Nous sortons pour mendier. Nous n’avons pas d’argent pour l’eau ni pour la nourriture. Les enfants n’ont plus de vêtements maintenant. » Pour Hawa et des milliers d’autres familles, chaque jour est une lutte pour survivre. À chaque réduction de l’aide humanitaire, les ressources s’épuisent. Ses enfants courent un grave risque de souffrir de la faim et de tomber malades.
Le bébé d'Hawa souffre de malnutrition. Chaque jour, elle espère que davantage d'aide et de ressources arriveront pour que ses enfants puissent manger. (Crédit photo : Brian Weramondi)
L’action de World Vision en faveur des réfugiés soudanais
Malgré ces difficultés, World Vision est présente dans le camp pour fournir de l’aide alimentaire, un soutien financier, de l’eau potable, des soins de santé et une protection aux enfants et aux survivants. Nous offrons également un soutien émotionnel et psychologique pour aider les familles à surmonter leurs traumatismes.
Une aide supplémentaire est encore nécessaire. Et des familles comme celle d’Hawa continuent de compter sur une aide d’urgence et un soutien généreux pour survivre et reconstruire leur vie.
La vie de réfugié: six défis
L’histoire de chaque réfugié est unique. Chacun porte un fardeau que les autres ne pourront peut-être jamais pleinement comprendre. Pourtant, nous pouvons entrevoir un peu les multiples défis auxquels les réfugiés sont régulièrement confrontés.
Les abris temporaires n’apportent aucun sentiment de sécurité dans ce camp de réfugiés soudanais. (Crédit photo : Grace Mavhezha)
1. Absence d’abri et de sécurité
Vous vous réveillez en panique en entendant un groupe de militaires s’approcher de votre village. Si vous ne fuyez pas tout de suite, vos fils seront enrôlés de force et vos filles subiront des mauvais traitements. Vous rassemblez donc le peu de provisions dont vous disposez, réveillez vos enfants et vous vous enfuyez.
Épuisé et sous l’effet de l’adrénaline, tu arrives dans un camp de réfugiés. Des abris temporaires envahissent le paysage: des structures métalliques de fortune, des bâches et des perches. Il n’y a ni serrure ni verrou. Tu ne sais pas quelles menaces sinistres se cachent à l’extérieur de ton logement. Mais c’est chez toi, pour l’instant.
En réalité, même après avoir fui le danger, rien ne garantit la sécurité. Plus de 76 % des réfugiés ont déclaré ne pas avoir d’abri, vivre dans des refuges d’urgence ou dans des conditions d’hébergement inadéquates.
En raison de la précarité de leur logement et des troubles qu’ils ont subis, les réfugiés peuvent également être confrontés à:
- L’exploitation ou la violence
- À la discrimination ou à l’exclusion
- Un manque de protection juridique
- L’enlèvement
« Nous ne pouvons pas sortir du camp pour aller travailler par crainte d’un enlèvement ou de la police », a déclaré une femme bangladaise adulte dans un rapport de World Vision.
2. Accès limité à l’eau potable et à la nourriture
Les gouvernements ont réduit leur financement. Les rations s’épuisent. Il n’a pas plu depuis des semaines. Et vous ne savez pas d’où viendra le prochain repas de votre famille.
En tant que parent, vous répartissez des morceaux de pain pour nourrir vos enfants affamés tout en sacrifiant votre propre part. L’un de vos enfants se plaint d’avoir faim tandis que vous essayez de faire taire la vôtre.
Trente-sept pour cent des ménages de réfugiés ont subi des réductions de leurs rations alimentaires au cours des 12 derniers mois. Alors que la nourriture se fait de plus en plus rare, le problème s’étend à d’autres domaines — surtout pour les enfants.
Les enfants issus de ménages en situation d’insécurité alimentaire sont:
- 7,8 fois plus susceptibles d’être contraints au mariage précoce
- 4,7 fois plus susceptibles de subir une séparation familiale
- 3,9 fois plus susceptibles d’abandonner l’école
- 3,4 fois plus susceptibles d’être victimes de maltraitance et de négligence
Au camp de réfugiés de Gambella, en Éthiopie, des familles sud-soudanaises ont reçu une aide alimentaire par l’intermédiaire de World Vision. (Crédit photo : Samuel Zerihun)