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La crise au Soudan : un an plus tard

Cela fait un an que des violences ont éclaté au Soudan, entraînant une crise dévastatrice liée aux déplacements de population. Découvrez tout ce qui s’est passé dans la région depuis lors.

Écrit par World Vision Canada

le 9 avril 2024

Rédigé par Aynsley Persad, agente de communication en charge des programmes et des politiques chez World Vision Canada, en collaboration avec Paddy Mugalula, coordonnateur des interventions chez World Vision Soudan du Sud (WVSS), Laghu William Wenger, gestionnaire de projet en nutrition chez WVSS, et Emmanual Ring Maker, coordonnateur des interventions chez WVSS

Cela fait un an que le conflit armé entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) a éclaté, le 15 avril 2023, à Khartoum, la capitale du Soudan. Aujourd’hui, le Soudan est confronté à l’une des pires crises humanitaires au monde et à la plus grande crise de déplacement de population au monde, avec plus de 8,2 millions de personnes déplacées. La guerre a eu des répercussions dévastatrices sur les enfants: plus de 4 millions de filles et de garçons, y compris ceux vivant avec un handicap, ont fui la violence généralisée à la recherche de sécurité, de nourriture, d’un abri et de soins de santé. Pour les femmes et les filles déplacées, les risques de violence et d’abus sexuels sont extrêmement élevés, car elles ne bénéficient d’aucune protection pendant leur périple.

La situation sécuritaire demeure imprévisible, marquée par des frappes aériennes et des conflits ethniques. Les écoles sont restées fermées tout au long de la guerre, empêchant les enfants d’exercer leur droit à l’éducation. Les cas de malnutrition ont augmenté, et il y a une pénurie de vaccins pour les enfants, en raison de l’effondrement des systèmes de santé. Alors que les personnes fuient vers les pays voisins, les centres de transit sont surpeuplés et la malnutrition est endémique. À l’origine, les centres de transit étaient conçus pour permettre aux rapatriés d’y séjourner brièvement avant de se rendre vers le centre suivant, situé plus à l’intérieur du pays, puis de retourner finalement dans leur ville natale. Or, cela n’a pas été le cas, car nombreux sont ceux qui attendent désormais la fin de la guerre en restant dans ces centres de transit pendant de longues périodes.

Au Soudan du Sud voisin, plus de 500 000 personnes ont franchi la frontière pour chercher refuge. Actuellement, à Renk, au Soudan du Sud, plus de 57 000 réfugiés et rapatriés se trouvent toujours au centre de transit, et ce nombre fluctue constamment. Un taux de malnutrition global estimé à 24,5 % chez les enfants de moins de cinq ans a été constaté lors d’un dépistage nutritionnel de masse mené au centre de transit de Renk. Ce taux est nettement supérieur au seuil d’urgence de 15 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé.

Modèle d'image horizontale pour blogue - Crise au Soudan : un an après - Un médecin à la clinique « Mother »

Modèle d'image horizontale pour blogue - Crise au Soudan : un an après, un médecin à la clinique « Mother »

World Vision est présente sur le terrain et répond aux besoins des plus vulnérables. Grâce à un financement d’Affaires mondiales Canada et de la Coalition humanitaire, et avec le soutien de World Vision Canada, cette intervention vise à améliorer l’accès aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), de santé et de nutrition pour les filles et les garçons touchés par le conflit ainsi que leurs familles, dans les centres de transit du Soudan du Sud.

Jusqu’à présent, bien que le centre de santé de Renk ne dispose que d’une infrastructure d’urgence limitée, plus de 20 000 consultations externes ont été effectuées et traitées, 12 accouchements ont été pris en charge par du personnel qualifié, et plus de 200 cas de malnutrition aiguë modérée et grave ont été orientés vers des services de nutrition. Environ 37 000 personnes ont reçu de l’eau propre et potable, et 1 000 trousses d’hygiène ont été distribuées aux femmes et aux filles. En conséquence, les taux de mortalité et de morbidité chez les femmes, les hommes, les filles et les garçons ont considérablement diminué.

Jasmin Mohammed est une femme enceinte de 23 ans qui a fui le Soudan et réside désormais au Centre de transit de Renk. Tout au long de son voyage de quatre jours vers le Centre, elle a souffert de violentes contractions. À son arrivée, elle a été admise à la clinique, où elle a pu accoucher en toute sécurité. Elle a donné naissance à un petit garçon avec l’aide des sages-femmes de la clinique. Jasmin confie: « Je ne sais pas par où commencer pour remercier l’équipe de santé de son soutien, depuis mon arrivée à la clinique jusqu’à la naissance de mon bébé. »

Bien que l’intervention menée au Soudan du Sud ait permis de répondre aux besoins immédiats des plus vulnérables, des défis subsistent alors que la violence fait rage au Soudan. Le personnel est débordé face au nombre de patients. Compte tenu de l’augmentation continue du nombre de personnes qui arrivent et séjournent au centre de transit, des fonds supplémentaires sont nécessaires pour mettre sur pied un centre de santé plus spacieux.

Le financement de centres de transit essentiels comme ceux-ci, ainsi que d’autres besoins, pour les enfants réfugiés et leurs familles dans des pays comme le Soudan, est nécessaire de toute urgence afin de répondre aux besoins croissants des filles et des garçons vulnérables.

Modèle d'image de blogue à disposition horizontale - Crise au Soudan : un an après - Mère et enfant

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