Le détroit de Darién : une voie de migration de dernier recours
Pendant des siècles, le « Darien Gap » a été considéré comme infranchissable. Mais en 2021, près de 100 000 migrants ont tout risqué pour le traverser à pied.
Écrit par Deborah Wolfe
le 8 août 2023
« Au cœur de la jungle [du Darién], les vols, les viols et la traite des personnes sont aussi dangereux que les animaux sauvages, les insectes et le manque d’eau potable », a déclaré Jean Gough, directeur de l’UNICEF pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
Le passage du Darién est une étendue de forêt pluviale montagneuse, dépourvue de routes et de toute autorité, qui s’étend à cheval sur la Colombie et le Panama. Depuis des siècles, il a la réputation d’être pratiquement infranchissable, tant pour les habitants locaux que pour les visiteurs bien équipés.
Pourtant, au cours des sept premiers mois de 2023, près de 250 000 personnes – pour la plupart originaires du Venezuela – ont risqué leur vie pour traverser le passage du Darién à pied. Ce chiffre a dépassé le nombre de migrants qui l’ont traversé pendant toute l’année 2022. Le nombre d’enfants effectuant la traversée a également grimpé en flèche ces dernières années, avec près de 32 500 enfants qui se sont enfoncés dans la jungle entre janvier et octobre 2022.
La plupart des migrants qui tentent de franchir le passage du Darién sont dans une extrême pauvreté. Ces dernières années, les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19 ont poussé des milliers de personnes à risquer leur vie dans la jungle. En 2023, on a constaté une augmentation significative du nombre de traversées. En août, la directrice du Service de l’immigration du Panama , Samira Gozaine, a déclaré qu’entre 2 600 et 2 800 migrants par jour effectuaient la traversée. On estime que si ce rythme se maintient, jusqu’à 400 000 personnes pourraient traverser le détroit de Darién d’ici la fin de 2023.
Beaucoup de ceux qui survivent au passage du Darién disent qu’ils auraient préféré ne pas tenter l’aventure. Ce qu’ils ont vécu, ce dont ils ont été témoins, les hantera pour le reste de leur vie. Des dizaines d’entre eux ont vu leurs proches mourir dans la jungle, ou les ont laissés périr au bord du sentier.
Alors pourquoi les migrants risquent-ils leur vie dans le « Darién Gap »? Ils aspirent à un avenir meilleur aux États-Unis, au Mexique ou au Canada. Marcher vers le nord en empruntant la seule route terrestre pour quitter l’Amérique du Sud leur offre la meilleure chance de franchir les frontières. Les avions ou les bateaux sont plus risqués, les migrants étant souvent arrêtés net aux quais ou aux aéroports.
Cet article explore ce qui rend le « Darién Gap » si dangereux. Nous examinerons qui le traverse et pourquoi. Nous expliquerons pourquoi le nombre de voyageurs a augmenté en 2021 et en 2023. Et nous verrons ce qui arrive aux gens lorsqu’ils atteignent l’autre côté.
Un enfer verdoyant et luxuriant
La traversée du « Darién Gap » s’étend sur 97 kilomètres et peut prendre plus d’une semaine. Les migrants n’ont d’autre choix que de voyager à pied. Il s’agit de la seule interruption de la route panaméricaine, qui s’étend sur quelque 30 000 kilomètres, de l’Argentine à l’Alaska.
Il n’ est pas prévu de construire une route à cet endroit. Les montagnes, les marécages et la jungle dense rendent le paysage trop hostile pour toute infrastructure. Au contraire, la région abrite des forces paramilitaires, des gangs et des trafiquants de drogue. Le passage du Darién abrite également quelque 575 000 hectares de parc national protégé par l’UNESCO.
La plupart des migrants s’engagent dans cette brèche sans instructions ni carte. Pour la traverser, ils doivent franchir à gué des rivières impétueuses et se hisser – souvent avec leurs enfants – sur des terrains montagneux escarpés.
C’est l’une des régions les plus humides du monde et la boue profonde est omniprésente. De plus, la jungle désoriente; il est facile de tourner en rond. Certaines personnes ont les moyens de payer des guides ou des « coyotes » pour les mener à bon port. Mais ces guides peuvent être des trafiquants d’êtres humains se faisant passer pour des protecteurs bienveillants.
La mort dans le passage du Darién
En l’absence de route, il est pratiquement impossible d’assurer la sécurité dans les régions les plus reculées du passage du Darién. La région fourmille de groupes paramilitaires et de gangs criminels. Ceux-ci n’hésitent pas à s’en prendre aux migrants en chemin. La violence, l’extorsion et le viol sont des menaces courantes pour les migrants. Il en va de même pour la mort par morsure de serpent, par exposition aux intempéries ou par noyade.
Les blessés et les personnes âgées comptent parmi les plus vulnérables. Une simple entorse à la cheville peut signifier la fin. Même les adultes en bonne santé peinent à mener ce périple à terme, aux prises avec la déshydratation, la faim et leurs propres blessures.
Le désespoir est omniprésent dans le détroit de Darién. Aider à porter un autre adulte – même à plusieurs – est impensable, compte tenu du terrain qu’il faut franchir et de la faim et de la déshydratation dont souffrent les gens. Même si cette personne est l’épouse, la sœur ou le père de quelqu’un.
Une étape d’une odyssée
Pour de nombreux migrants, le passage du Darién est le dernier défi d’une quête de sécurité et d’opportunités qui dure depuis des années. Certains traversent même l’Atlantique en avion pour entrer en Amérique centrale à pied par ce passage.
Les migrants vénézuéliens et haïtiens dans le passage du Darién
La plupart des migrants qui ont traversé le passage du Darién en 2023 provenaient du Venezuela et d’Haïti, des pays en proie à une crise politique et économique. Certains venaient directement de ces pays. D’autres vivaient depuis des années comme réfugiés dans des pays d’Amérique du Sud.
En 2021, la plupart des personnes qui ont traversé le passage du Darién provenaient d’Haïti. À la suite du tremblement de terre de 2010, qui a dévasté leur pays d’origine, des dizaines de milliers d’ Haïtiens ont tenté de se construire une nouvelle vie au Chili et au Brésil. L’ouragan Matthew en 2016, combiné à l’activité effrénée des gangs et à la violence sanctionnée par l’État, a poussé plusieurs milliers d’autres à fuir Haïti.
Entre 2010 et 2017, on estime à 85 000 le nombre d’Haïtiens arrivés au Brésil. Le pays les a accueillis en leur promettant des emplois dans le secteur de la construction en vue de la Coupe du monde de 2014 et des Jeux olympiques d’été de 2016.
Ces dernières années, cependant, les migrants haïtiens, tant au Chili qu’au Brésil, ont été confrontés à des restrictions de plus en plus strictes, à une discrimination accrue et à une situation économique désespérée. La pandémie de COVID-19 a aggravé tous les aspects de la vie, rendant les pays du monde entier réticents à accueillir de nouveaux arrivants.
Ces circonstances ont poussé plusieurs milliers de familles vénézuéliennes et haïtiennes à être prêtes à tout risquer pour tenter leur chance aux États-Unis – même à travers le passage du Darién.
« Parfois, je me dis que si je n’étais pas aussi pauvre, je ne me serais pas retrouvée dans cette situation », a déclaré Rosi Bantour, une migrante haïtienne. Elle s’exprimait dans un documentaire primé de PBS consacré à cette zone.
Rosi marchait depuis huit jours et n’avait toujours pas franchi le passage en toute sécurité.
Les migrants étrangers et le passage du Darién
Partout dans le monde, on parle désormais du passage du Darién. Rien qu’en 2019, les autorités panaméennes ont dénombré près de 24 000 migrants provenant de l’extérieur de l’Amérique du Sud qui sont entrés dans leur pays par ce passage. Au cours du premier semestre de 2022, des personnes venues d’aussi loin que le Sénégal, la République démocratique du Congo, le Bangladesh, l’Ouzbékistan et la Chine ont risqué leur vie dans la jungle.
Le nombre de migrants d’outre-mer a ralenti en 2020 et 2021, en raison des interdictions de voyage mondiales liées à la pandémie mondiale de coronavirus. Mais avec la reprise des voyages, des personnes traversent à nouveau le monde pour risquer leur vie dans la jungle.
Carte : Actualités de Voice of America
Mais avant cela, des personnes originaires de pays comme l’Angola, l’Érythrée, l’Iran, le Pakistan, le Kirghizistan, le Soudan et le Yémen risquaient fréquemment leur vie dans le détroit de Darién. Pourquoi? Parce que bon nombre d’entre elles provenaient de pays dont l’administration Trump avait interdit l’entrée aux États-Unis.
« Les talibans s’en sont pris à notre famille… c’est pourquoi j’ai dû quitter mon pays », a déclaré Nihal Ahmad, un migrant originaire du Pakistan, à la journaliste indépendante Nadja Drost dans son documentaire pour PBS.
Pour de nombreux migrants étrangers, entrer clandestinement aux États-Unis représentait leur meilleure chance. Ils prenaient l’avion pour la Colombie ou un autre pays d’Amérique du Sud où les conditions d’entrée étaient moins strictes. Puis ils se rendaient au passage de Darién.
Au point de départ du sentier menant au détroit de Darién
Necoclí, en Colombie, est une ville balnéaire qui ne compte que 20 000 habitants. Mais en août 2021, quelque 10 000 migrants s’entassaient à Necoclí – une augmentation spectaculaire par rapport aux années précédentes. Ils attendaient de prendre un bateau pour rejoindre le point de départ du passage du Darién.
Cet engorgement de migrants a fait la une des journaux partout dans le monde. La levée des restrictions de voyage liées à la COVID-19 dans la région – combinée à une agitation, une violence et une pauvreté croissantes – avait poussé des milliers de personnes vers le nord. Ils devaient attendre à Necoclí jusqu’à ce que le Panama ouvre ses frontières, leur permettant ainsi de traverser le détroit.
Les bateaux commerciaux partant de Necoclí pour traverser le golfe d’Urabá ne peuvent généralement accueillir qu’un total de 500 migrants par jour. Les migrants doivent donc attendre des jours, voire des semaines, avant de pouvoir monter à bord d’un bateau, traverser le golfe et atteindre le détroit de Darién.
Les migrants qui campent sur la plage de Necoclí se construisent des abris avec des bâtons et des morceaux de plastique. Beaucoup sont arrivés ici dans une extrême pauvreté, après des mois de voyage. Ils arrivent affamés, épuisés et ont besoin de provisions pour traverser le détroit de Darién.
World Vision est sur place pour les accueillir, en leur fournissant des trousses d’hygiène, un abri et des bons d’achat polyvalents pour couvrir leurs besoins de base, explique Peter Gape, de World Vision Colombie. « Nous avons également mis en place des espaces adaptés aux enfants afin d’assurer un soutien psychosocial à ces derniers. »
On pourrait croire que World Vision encourage les migrants à s’aventurer dans le passage du Darién. Mais nos équipes savent que les familles qui sont arrivées jusqu’ici ont déjà affronté l’impensable – tant dans leur pays d’origine qu’en tant que migrants. Elles sont déterminées à effectuer cette traversée.
Préparer les migrants à franchir le passage du Darién
Necoclí n’est qu’une étape d’un périple vers les États-Unis qui peut durer des mois, voire des années. Mais c’est une étape cruciale. C’est la dernière chance pour les migrants de s’hydrater, de se fortifier et de se préparer à franchir le passage du Darién.
Sans le soutien de World Vision, de nombreux migrants risqueraient d’épuiser le peu d’économies qui leur reste. Ils n’ont pas les moyens de payer les prix exorbitants des provisions, dont le coût est gonflé par les pénuries locales.
Ce à quoi les enfants sont confrontés dans le passage du Darién
World Vision fournit des porte-bébés aux parents pour qu’ils puissent les utiliser dans le passage du Darién – et pour une bonne raison. Un simple porte-bébé en tissu peut sauver la vie d’un enfant.
Non seulement ces porte-bébés permettent aux adultes d’avoir les mains libres pour gravir péniblement les pentes abruptes et transporter des provisions vitales comme de l’eau potable, mais ils aident également à empêcher que les enfants ne soient emportés des bras de leurs parents lorsqu’ils traversent des rivières à pied.
En 2022, le nombre d’enfants repérés sur la piste de la jungle du Darién a atteint un sommet historique, selon l’UNICEF. Entre janvier et octobre 2022, 32 488 enfants sont sortis de la jungle pour entrer au Panama.
Les enfants traversent le « Darién Gap » de différentes façons, selon leur âge et leurs capacités. Certains sont portés dans les bras de leurs parents ou attachés dans des porte-bébés. D’autres font de leur mieux pour avancer péniblement à pied dans la boue et à travers les rivières.
Ce que certains enfants vivent à l’intérieur de la brèche relève du cauchemar. Certains voient des corps en décomposition le long du sentier. D’autres assistent à l’enlèvement de femmes et de filles, qui hurlent, pour être agressées par des membres de gangs.
On rapporte même des cas d’enfants sortant du « Darién Gap » sans être accompagnés. Les raisons peuvent être déchirantes. Dans certains cas, un parent ou un tuteur blessé, incapable de poursuivre le chemin avec ses enfants, a été laissé au bord du sentier pour y mourir.
« Nous voyons beaucoup d’enfants séparés de leurs parents au cours de ce voyage épouvantable », a déclaré à CNN Sandie Blanchett, représentante de l’UNICEF au Panama. « Parfois, des bébés ou de très jeunes enfants sont recueillis par des inconnus [qui passent par là sur le sentier] et amenés dans nos centres d’accueil. »
Sortir de la brèche du Darién
La frontière invisible entre la Colombie et le Panama se trouve au cœur de la jungle. Aucun fonctionnaire n’est là pour vérifier les documents. Aucune organisation humanitaire n’attend pour offrir un abri, une protection et un repos.
Cependant, une fois que les survivants émergent de la jungle, ils arrivent au centre d’accueil des migrants au Panama, où chaque personne est officiellement enregistrée. Médecins sans frontières offre des consultations médicales – y compris des soins aux femmes et aux filles victimes d’agressions sexuelles ou de viols dans le passage du Darién. L’UNICEF est également présente pour offrir des soins et du soutien.
Les survivants de l’isthme de Darién restent dans des refuges au Panama pendant des semaines, voire des mois, en attendant l’autorisation de poursuivre leur route vers le nord, en direction du Costa Rica. La Colombie et le Panama ont conclu une entente permettant un flux contrôlé et coordonné de migrants à travers leurs deux pays.
Les noms et les renseignements personnels des migrants sont alors enregistrés dans les bases de données des États-Unis. Ce système de « flux contrôlé » a été mis en place avec l’aide des autorités américaines. Il fait office de sorte de système d’« alerte précoce » pour les États-Unis concernant les migrants se dirigeant vers leurs frontières.
Les randonneurs qui traversent le passage du Darién sont confrontés à des choix inimaginables, alors que certains luttent simplement pour aller jusqu’au bout. Après quelques jours de marche, les randonneurs épuisés peuvent se débarrasser de certains articles essentiels, comme la nourriture, l’eau et les tentes, afin de pouvoir porter leurs enfants. Photo : John Moore, Getty Images
Quelle est la prochaine étape pour les migrants, alors qu’ils poursuivent leur route vers la frontière entre le Mexique et les États-Unis? Les survivants du passage du Darién doivent traverser au moins cinq autres pays avant de tenter d’entrer aux États-Unis. En chemin, ils rejoignent des milliers d’autres personnes originaires de pays d’Amérique centrale, qui se dirigent elles aussi vers le nord.
Les familles de migrants savent qu’elles risquent d’être expulsées dès leur arrivée aux États-Unis. Mais elles emportent avec elles les récits d’amis et de proches qui ont, d’une manière ou d’une autre, réussi à rester. Elles rassemblent leurs affaires et poursuivent leur route.
Solutions à la crise du « Darién Gap »
Des experts, des gouvernements, des organisations humanitaires et des journalistes ont échangé des idées pour améliorer le sort des migrants qui se dirigent vers le nord. Parmi celles-ci, on retrouve:
- Dissuader les migrants de traverser le « Darién Gap » en leur expliquant clairement les souffrances auxquelles ils seront confrontés.
- Créer des options de migration plus sécuritaires et plus accueillantes, afin que les familles n’aient pas à faire face aux conditions inhumaines du « Darién Gap ».
- Améliorer les itinéraires de migration à travers le « Darién Gap » lui-même.
- Offrir aux migrants des choix et un soutien pour qu’ils puissent rentrer chez eux de leur plein gré.
- Envisager une approche régionale, étant donné que de nombreux pays sont concernés d’une manière ou d’une autre.
- S’attaquer aux causes profondes et aux facteurs de migration dans les pays d’origine des familles, par exemple en créant des possibilités d’emploi en Haïti.
Comment vous pouvez aider
La force qui pousse les familles vers le détroit de Darién n’est pas quelque chose que beaucoup de Canadiens peuvent facilement comprendre. Pourtant, bon nombre d’entre nous ressentent le besoin d’aider. Vous pouvez le faire, par l’entremise de Vision Mondiale du Canada. Voici deux façons de vous engager:
- Soutenez un enfant, une famille et une communauté en Haïti grâce à notre programme de parrainage d’enfants. Lorsque nous améliorons les perspectives d’avenir grâce à l’éducation, à l’aide à la subsistance et à d’autres éléments essentiels à la survie, les familles ont moins besoin de braver les dangers de la migration.
- Aidez à protéger et à prendre soin des enfants dans certaines des régions les plus dangereuses du monde. N’oubliez pas que plusieurs milliers de personnes qui traversent le passage du Darién chaque année proviennent de pays d’outre-mer.
Si les rêves des familles ont le pouvoir de les pousser à traverser l’enfer du passage du Darién, imaginez ce qu’elles pourraient accomplir en partenariat avec Vision Mondiale et vous. Agissez dès aujourd’hui.
Crédit photo de l’image principale: Raul Arboleda, Getty Images
Au Venezuela, environ 57 % des ménages souffrent de privation alimentaire et 42 % des enfants des quartiers les plus pauvres présentent des séquelles durables de la malnutrition. Parmi celles-ci figurent notamment le retard de croissance physique et mental. Les experts attribuent cette situation à la situation politique du pays et
En 2016, l’ouragan Matthew a ravagé certaines régions d’Haïti, détruisant des dizaines de milliers de maisons. Bon nombre des familles haïtiennes qui s’étaient réfugiées au Brésil et au Chili à l’époque traversent aujourd’hui le détroit de Darién. Photo : Santiago Mosquera
Les familles vivant dans des régions dangereuses et désespérées de pays comme la République centrafricaine peuvent se retrouver à court d’options. Même le détroit de Darién peut sembler prometteur en comparaison. Photo : François Tchaya
En juillet 2021, les services publics obsolètes de Necoclí ont cédé sous l’afflux de migrants, laissant des milliers de personnes bloquées sur place. De nombreuses familles ont été contraintes de puiser dans leurs économies pour survivre pendant des semaines, avant de pouvoir franchir le détroit de Darién.
C’est enfin leur tour : les migrants se dirigent vers le bateau qui les transportera à travers le golfe jusqu’au détroit de Darién. World Vision a aidé ces familles à subvenir à leurs besoins pendant leur séjour à Necoclí, grâce à des bons d’alimentation et d’approvisionnement valables dans les commerces locaux. Photo :