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Les principes fondamentaux de la sécurité alimentaire (et en quoi elle est liée à tout le reste)

Qu’est-ce que la sécurité alimentaire et pourquoi est-elle importante? Découvrez ses liens avec la santé, l’agriculture, l’autonomisation des femmes et les changements climatiques, et apprenez comment vous pouvez contribuer à cette cause.

Écrit par Leanna Parekh

le 18 octobre 2023

Dans toutes les cultures, la nourriture est un moyen de rassembler un groupe et de célébrer la communauté. Mais plus encore, elle constitue l’un des besoins fondamentaux de tout être humain en bonne santé, au même titre que l’eau et le logement. La nourriture est essentielle à la survie et à l’épanouissement de chaque personne.

Pourtant, ces dernières années, les Nations Unies ont tiré la sonnette d’alarme face à une crise mondiale de la sécurité alimentaire. Malgré toutes les ressources dont dispose le monde, la sécurité alimentaire – c’est-à-dire l’accès fiable à une alimentation suffisante, abordable et nutritive – constitue un enjeu urgent dans de nombreux pays.

En tant que communauté mondiale, nous avons la capacité de nourrir chaque être humain. Pourtant, des événements tels que la crise en Ukraine, les conflits armés dans plusieurs pays, les changements climatiques et l’instabilité économique ont laissé des millions de personnes au bord de la famine.

Dans cet article, nous expliquerons les principes fondamentaux de la sécurité alimentaire. Nous examinerons son incidence sur la santé des adultes et des enfants, l’agriculture, les changements climatiques et l’autonomisation des femmes. Vous apprendrez pourquoi la sécurité alimentaire est importante et ce que nous pouvons faire pour l’améliorer. Nous expliquerons également certaines des causes de la crise alimentaire mondiale.

  1. Qu’est-ce que la sécurité alimentaire?
  2. Pourquoi la sécurité alimentaire est-elle importante?
  3. Quels sont les quatre types de sécurité alimentaire?
  4. À quoi ressemble la sécurité alimentaire au Canada?
  5. Comment les pays peuvent-ils améliorer la sécurité alimentaire?
  6. Quel a été l’impact de la COVID-19 sur la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale?
  7. Comment d’autres enjeux mondiaux influent-ils sur la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale?
  8. Que puis-je faire pour aider?

1. Qu’est-ce que la sécurité alimentaire?

Selon la définition de l ’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la sécurité alimentaire, c’est lorsque « tous les individus, en tout temps, ont un accès physique et économique à une alimentation suffisante, salubre et nutritive pour répondre à leurs besoins alimentaires et à leurs préférences alimentaires, en vue de mener une vie active et en santé ».

En d’autres termes, la sécurité alimentaire consiste à disposer d’un accès constant et fiable à des aliments sains et nutritifs. Lorsque la disponibilité, l’accessibilité, la qualité nutritionnelle et la stabilité à long terme des sources alimentaires sont compromises ou inexistantes, on parle d’« insécurité alimentaire ».

« Faim zéro » demeure l’un des objectifs de développement durable les plus ambitieux au monde. Bien que la faim dans le monde ait connu une baisse constante au cours des dernières décennies, l’année 2015 a vu les chiffres remonter. En 2022, on estimait que jusqu’à 783 millions de personnes souffraient d’une faim extrême. Les experts ont souligné que si les tendances récentes se maintiennent, ce nombre grimpera à plus de 840 millions d’ici 2030.

Vous vous demandez peut-être: « Ne pouvons-nous pas simplement produire plus de nourriture? » Mais les enjeux liés à la sécurité alimentaire sont pour le moins complexes.

Techniquement, nous produisons suffisamment de nourriture pour nourrir l’ensemble de la population mondiale. Pourtant, des millions de personnes souffrent de sous-alimentation. La sécurité alimentaire peut être compromise par de nombreux facteurs, tels que les conflits armés, les changements climatiques, l’instabilité économique et politique, ainsi que les catastrophes naturelles. Au cours des dernières années, la pandémie de COVID-19 est venue s’ajouter à cette liste.

2. Pourquoi la sécurité alimentaire est-elle importante?

« L’accès à une alimentation sûre, nutritive et suffisante est un droit humain fondamental, la priorité devant être accordée aux plus vulnérables. Au-delà de la nutrition de base, la sécurité alimentaire est liée à la stabilité économique, à la santé à long terme, à l’autonomisation des femmes et à l’environnement.

La sécurité alimentaire a des répercussions sur notre santé, en particulier celle des enfants. Des études révèlent que l’insécurité alimentaire peut entraîner des problèmes de santé persistants à court et à long terme. Les 1 000 premiers jours (de la conception jusqu’à l’âge de deux ans) de la vie d’un enfant revêtent une importance cruciale pour sa croissance et son développement sains.

Chez les enfants, l’insécurité alimentaire grave a été associée à des problèmes de santé chroniques tels que le retard de croissance, l’émaciation et l’anémie. Une alimentation insuffisante en calories, en protéines, en vitamines et en minéraux entravera la croissance et le développement d’un enfant, de la période prénatale jusqu’à l’adolescence.

La malnutrition d’une femme enceinte peut entraîner un faible poids à la naissance, la mortalité infantile, un accouchement prématuré et un retard de développement cognitif chez son bébé.

La sécurité alimentaire dépend de l’agriculture.

Vous avez peut-être déjà entendu l’expression « les agriculteurs nourrissent les familles », qui nous incite à « acheter local » plus souvent. Pourquoi devrions-nous le faire?

À l’heure actuelle, jusqu’à 811 millions de personnes dans le monde se couchent le ventre vide chaque soir. Depuis 2019, le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire aiguë a plus que doublé, passant de 135 millions à 345 millions. Et plus de 40 millions de personnes dans 51 pays sont confrontées à une situation de famine.

Grâce à l’éducation et au soutien, les agriculteurs, les travailleurs forestiers et les pêcheurs peuvent fournir des aliments nutritifs pour eux-mêmes et leurs collectivités.

Les pratiques agricoles biologiques qui bénéficient d’un accès à des ressources adéquates et à l’apprentissage des meilleures pratiques sont plus susceptibles de générer des rendements beaucoup plus élevés. Cela permet aux agriculteurs de subvenir à leurs propres besoins et de produire suffisamment pour vendre sur les marchés locaux. Cela améliore les moyens de subsistance des familles, renforce la résilience des communautés et stimule l’économie locale.

La sécurité alimentaire est étroitement liée aux changements climatiques.

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En 2021, Haïti a été dévasté par un séisme d’une magnitude de 7,2 qui a fait 2 200 morts, 12 000 blessés et détruit 100 000 maisons et 130 écoles. Cet événement dévastateur explique en partie pourquoi Haïti connaît l’un des niveaux d’insécurité alimentaire les plus élevés

Les écosystèmes mondiaux subissent des changements rapides et, bien souvent, des dégâts considérables. Les changements climatiques exercent une pression encore plus forte sur les ressources dont nous dépendons. À mesure que les catastrophes naturelles, telles que les sécheresses, les inondations et les infestations d’insectes, gagnent en fréquence et en gravité, de plus en plus de personnes souffrent de la faim. De nombreuses familles rurales ne parviennent plus à joindre les deux bouts sur leurs terres, ce qui les oblige à migrer vers les villes à la recherche de nouvelles perspectives.

Les catastrophes liées au climat – notamment la chaleur extrême, les sécheresses, les inondations et les tempêtes – sont plus fréquentes que jamais, a noté l’Organisation météorologique mondiale en 2022. Ces catastrophes nuisent à la productivité agricole, ce qui a des répercussions négatives sur la disponibilité alimentaire. Il en résulte un effet domino qui fait grimper en flèche les prix des aliments et entraîne des pertes de revenus, empêchant ainsi les gens de se procurer de la nourriture.

La sécurité alimentaire est un facteur d’autonomisation pour les femmes, les familles et les générations futures.

« Lorsque les femmes ont un revenu, [elles] en consacrent 90 % à la santé, à l’éducation, à la sécurité alimentaire, aux enfants, à la famille ou à la communauté. Ainsi, lorsque les femmes ont un revenu, tout le monde y gagne.

- Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de la personne

Les femmes partent généralement avec moins d’avantages que les hommes, surtout en matière de nutrition, d’argent et de ressources. Cela se traduit par une santé plus précaire pour les femmes et un poids moindre dans les décisions qui permettent à leurs familles et à leurs communautés d’être nourries, bien alimentées et en bonne santé. Mais lorsqu’on leur fournit des ressources et des occasions, les femmes sont plus enclines à consacrer la majeure partie de ce qu’elles ont à aider les autres.

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Beto, qui a maintenant 12 mois, est un enfant enjoué, heureux et en bonne santé. Grâce à l’aide de World Vision, il s’est remis d’une malnutrition grave. Photo : Susy Sainovski

Une étude de la FAO estime que la réduction de l’écart entre les sexes contribue à l’autonomisation des femmes, ce qui, à son tour, favorise la sécurité alimentaire. C’est notamment le cas dans les pays en développement, où les femmes n’ont pas le même accès aux ressources agricoles que les hommes. Partout dans le monde, les femmes sont confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire plus élevés que les hommes, en particulier depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Selon la FAO, donner aux femmes accès à des ressources telles que la terre, le crédit, la machinerie ou les produits chimiques pourrait réduire de 57 % l’écart en matière d’insécurité alimentaire entre les hommes et les femmes. À long terme, les pays en développement peuvent également tirer profit d’ une production agricole plus équilibrée sur le plan du genre.

Lorsque nous donnons aux femmes les outils et le soutien dont elles ont besoin pour prendre les rênes de l’approvisionnement alimentaire de leur foyer, tout le monde en profite. Nourrir une mère et lui enseigner comment cultiver des aliments, c’est nourrir sa famille – une sagesse qu’elle pourra transmettre aux générations futures.

Alors, comment pouvons-nous contribuer à l’autonomisation des femmes par le biais d’une sécurité alimentaire durable? Selon un rapport de l’Institut international du développement durable, nous pouvons:

  • Favoriser des pratiques de production qui favorisent une alimentation diversifiée et la participation des femmes à la main-d’œuvre. Dans de nombreux secteurs agricoles, les hommes et les femmes sont responsables de cultures différentes, et cette division du travail est souvent liée au genre. « Les organismes de développement œuvrant sur le terrain peuvent favoriser la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes en encourageant l’utilisation de cultures cultivées par des femmes », explique Cristina Larrea, responsable des normes de durabilité au sein du Programme de droit et de politique économiques. « Cela inclut de nouvelles cultures riches en nutriments, comme les bananes.
  • Promouvoir l’autonomie des femmes, notamment dans les décisions financières. Les organisations qui travaillent avec les agriculteurs peuvent adopter une approche transformatrice en matière de genre pour améliorer la sécurité alimentaire des ménages en favorisant la prise de décision par les femmes. L’autonomisation économique des femmes renforce en fin de compte la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être de toute la famille.
  • Rechercher des occasions de s’attaquer aux préjugés sexistes dans le milieu agricole. « Les cultures de rente sont généralement supervisées par des hommes », explique Mme Larrea, ce qui peut involontairement renforcer les préjugés sexistes. Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres de comportements et de systèmes apparemment insignifiants sur lesquels on peut agir pour faire progresser les droits des femmes. Si l’on consacre davantage de temps à comprendre les dynamiques locales de pouvoir entre les sexes, il sera possible de mettre en place une façon plus judicieuse de développer et de pérenniser l’agriculture.

3. Quels sont les quatre types de sécurité alimentaire?

Bien qu’il existe une définition principale de la sécurité alimentaire, il faut également comprendre ses quatre aspects. Pour atteindre une sécurité alimentaire complète au sein d’une collectivité, ces quatre aspects doivent être pris en compte de manière adéquate et simultanée.

Disponibilité des aliments: La disponibilité des aliments fait référence à la production et à l’approvisionnement physiques réels en aliments sains et nutritifs à un moment et à un endroit donnés. Cela peut englober tout ce qui touche au niveau de production et au commerce des aliments au sein d’une communauté.

Accès à la nourriture: Cette composante examine si une communauté est en mesure d’accéder aux aliments disponibles et, par conséquent, de les consommer. L’accès peut faire référence à divers éléments, comme le pouvoir d’achat nécessaire pour se procurer de la nourriture ou d’autres aspects sociaux qui influent sur l’accès (tels que l’égalité entre les sexes et les normes sociales).

Utilisation des aliments L’utilisation porte sur la capacité de l’organisme à tirer le meilleur parti des nutriments contenus dans les aliments disponibles. Une bonne utilisation des aliments résulte de pratiques exemplaires en matière de préparation, d’entreposage adéquat, d’alimentation et de régime alimentaire — c’est-à-dire tout ce qui peut influer sur une consommation et une digestion suffisantes des aliments.

Stabilité des systèmes alimentaires La sécurité alimentaire repose entièrement sur la stabilité des trois autres dimensions au fil du temps. Même avec un apport alimentaire suffisant, un ménage peut tout de même être en situation d’insécurité alimentaire s’il n’a pas un accès régulier à la nourriture.

4. À quoi ressemble la sécurité alimentaire au Canada?

La sécurité alimentaire au Canada n’est peut-être pas aussi instable que dans d’autres pays, mais des facteurs tels que l’inflation et la COVID-19 ont eu un impact significatif sur la sécurité alimentaire au pays.

Selon un rapport de Statistique Canada datant de 2022, environ 18,4 % de la population des dix provinces canadiennes est en situation d’insécurité alimentaire. Le pourcentage de ménages en situation d’insécurité alimentaire a augmenté dans toutes les provinces — une hausse par rapport aux données d’avant la COVID-19, en 2019.

Une étude de Second Harvest révèle que le nombre de personnes aidées par les banques alimentaires et d’autres organismes sans but lucratif devrait augmenter de 60 % en 2023.

5. Comment les pays peuvent-ils améliorer la sécurité alimentaire?

Voici quelques-unes des mesures que nous pouvons prendre pour lutter contre l’insécurité alimentaire:

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Caston, âgé de 2 ans, court dans le jardin familial. Son père, Milton, est un agriculteur qui a suivi une formation sur les techniques agricoles à haut rendement dispensée par World Vision en Zambie. Photo : Laura Reinhardt

  • Apporter une aide alimentaire d’urgence. Dans la mesure du possible, garantir l’accès à la nourriture afin de préserver la vie des enfants et des familles et de les protéger contre la malnutrition extrême. Si les pays ne sont pas en mesure de collecter et de distribuer des aliments nutritifs à leurs citoyens, accepter l’aide d’organismes de bienfaisance ou de pays donateurs constitue une première étape.
  • Améliorer l’égalité entre les sexes. Dans de nombreuses régions du monde, les filles et les femmes sont souvent celles qui mangent le moins, en dernier et dont la nourriture est de moins bonne qualité. En 2020, World Vision et le gouvernement canadien ont lancé un nouveau cadre novateur qui s’attaque directement aux systèmes et aux normes qui maintiennent les filles et les femmes dans un état de malnutrition. De telles mesures sont essentielles pour garantir le rôle des femmes dans l’amélioration de la sécurité alimentaire.
  • Offrir de la formation et des ressources pour l’agriculture. Apprendre aux familles à cultiver efficacement en période de sécheresse – tout en fournissant des ressources telles que des semences résistantes à la sécheresse – peut contribuer à réduire la menace d’une crise alimentaire. Il est particulièrement important d’inclure les femmes dans ce processus. Une meilleure production alimentaire peut aider les familles, les collectivités et l’économie du pays.
  • S’attaquer aux causes profondes. Comme pour tout problème chronique, de nombreuses interventions ne sont que temporaires. Cet article énumère certaines des causes profondes de l’insécurité alimentaire.

Comme la sécurité alimentaire est liée à la pauvreté, aux soins de santé et à d’autres enjeux complexes, il n’y a pas de réponse simple. Nous savons toutefois que le monde faisait des progrès vers l’éradication de la faim dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unies, mais bien sûr, de nouveaux défis sont apparus. Se renseigner sur ces enjeux peut aider à cerner le cœur du problème et donner aux gouvernements et aux organismes internationaux les moyens de trouver de meilleures solutions.

6. Quel a été l’impact de la COVID-19 sur la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale?

Les mesures de confinement liées à la pandémie ont entraîné la fermeture des commerces et des marchés communautaires, plongeant des millions de personnes dans la faim et la pauvreté. Selon le Programme alimentaire mondial, 276 millions de personnes se sont retrouvées confrontées à une famine grave en raison de la COVID-19.

« La COVID-19 est potentiellement catastrophique pour des millions de personnes qui ne tiennent déjà qu’à un fil », a déclaré Arif Husain, du Programme alimentaire mondial, en 2020. « C’est un coup de massue pour des millions d’autres qui ne peuvent se nourrir que s’ils gagnent un salaire. »

Alors que les économies s’effondraient, de moins en moins de personnes avaient les moyens de gagner ce salaire dans les pays en développement. Les familles ont épuisé leurs économies. Les chaînes d’approvisionnement étant perturbées, les prix des denrées alimentaires ont grimpé en flèche. Dans un contexte marqué par des menaces antérieures à la pandémie, telles que les conflits et les phénomènes météorologiques extrêmes, la COVID-19 a eu de graves répercussions sur la sécurité alimentaire.

Ce qui est encore plus effrayant, ce sont les répercussions de la pandémie et la menace qu’elle fait peser sur les enfants. Lorsque les parents meurent ou tombent malades, personne n’est là pour s’occuper de leurs enfants. Ceux-ci se retrouvent alors exposés à la faim, à la maltraitance et même au mariage précoce.

Même avant la pandémie, jusqu’à 30 millions d’enfants par année étaient vulnérables à des maladies comme le paludisme et la malnutrition. Il est probable que davantage d’enfants mourront des conséquences résiduelles de la COVID-19 que du virus lui-même.

7. Comment d’autres enjeux mondiaux influent-ils sur la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale?

Bien que la COVID-19 ait considérablement contribué à l’aggravation de la sécurité alimentaire, des millions de personnes souffraient déjà. Selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires, les pays les plus à risque étaient ceux touchés par des conflits, une crise économique et les changements climatiques. La République démocratique du Congo, l’Éthiopie, l’Afghanistan, le Nigeria, le Yémen, le Myanmar, la Syrie, le Soudan, l’Ukraine et le Pakistan sont les dix pays les plus vulnérables.

Dans les zones de conflit, on observe souvent une lutte pour le contrôle de facteurs essentiels à la production alimentaire, comme la terre et l’eau. Cela affecte l’accessibilité à la nourriture et rend plus difficile pour les gens de se procurer de quoi nourrir leur famille. La logistique constitue un autre sujet de préoccupation, en particulier pour les denrées alimentaires et les matières premières qui ne sont pas facilement disponibles localement.

La crise en Ukraine illustre parfaitement l’impact des conflits sur la sécurité alimentaire. Cette situation contribue à la flambée des prix des denrées alimentaires négociées à l’échelle mondiale, l’Ukraine étant l’un des plus grands exportateurs de céréales au monde. De plus, les sanctions économiques imposées à la Russie par plusieurs pays occidentaux ont eu une incidence sur le prix du baril de pétrole. Alors que les exportations de produits sont mises à rude épreuve et que les prix des matières premières sont déjà élevés en raison de la demande post-COVID, même les produits de première nécessité sont hors de portée pour des millions de personnes.

Les changements climatiques et les conditions météorologiques extrêmes sont également considérés comme des facteurs majeurs de la faim. C’est le cas en Somalie, où la pire sécheresse depuis des décennies a contraint des millions de Somaliens à lutter pour se nourrir, allant même jusqu’à quitter leur communauté pour chercher de la nourriture et du travail.

8. Que puis-je faire pour aider?

World Vision a mis en place des programmes axés sur la sécurité alimentaire. Il s’agit de mécanismes qui viennent en aide aux enfants, aux familles et aux communautés là où elles se trouvent, en acheminant vos dons là où ils sont le plus nécessaires.

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Un rapport publié en 2022 par la Croix-Rouge faisait état de la pire invasion de criquets pèlerins qu’ait connue l’Éthiopie depuis 25 ans. Photo : World Vision

Le catalogue de dons propose des moyens d’améliorer les conditions de vie des familles et de fournir une aide alimentaire d’urgence en cas de besoin. Les dons comprennent notamment de la nourriture d’urgence, des repas scolaires nutritifs, des semences pour les agriculteurs et bien d’autres choses encore.

Le parrainage d’enfants est un engagement mensuel qui aide les enfants et leurs familles en leur donnant accès à des besoins fondamentaux comme la nourriture, l’eau potable, l’éducation et les soins de santé. Grâce à nos solutions axées sur la collectivité, pour chaque enfant que vous aidez, quatre autres enfants en bénéficient également.

Mis à jour par Karen-Luz Sison, Charizze Abulencia et Deborah Wolfe

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La Zambie est sujette aux sécheresses, ce qui la rend particulièrement vulnérable à l’insécurité alimentaire. La plupart des familles d’agriculteurs comptent sur des semences recyclées issues de la récolte précédente pour semer leurs cultures. Après avoir reçu des semences et des plants, les familles qui étaient auparavant soumises à un quota