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Le pouvoir d’un savon dans le plus grand camp de réfugiés au monde

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le simple lavage des mains à l’eau et au savon constitue l’un des meilleurs moyens de se protéger contre le virus. Cependant, sans savon, les enfants ne disposent pas des moyens suffisants pour se prémunir contre des virus mortels comme la COVID-19.

Écrit par Deborah Wolfe

le 28 mars 2020

La vie dans les grands camps de réfugiés surpeuplés comporte des risques bien plus élevés lorsqu’il n’y a aucun moyen de se laver. Cette situation peut s’avérer particulièrement dangereuse en période de pandémie mondiale.

Mais grâce à la formation dispensée par des travailleurs humanitaires et des bénévoles communautaires partout dans le monde, des millions d’enfants maîtrisent déjà parfaitement l’art de se laver les mains. Bon nombre d’entre eux auraient même des choses à enseigner aux enfants canadiens.

« On devrait se laver les mains quand on rentre à la maison le soir, après avoir joué », explique Shusina, âgée de 12 ans. « Et on devrait se laver les mains avant de manger. »

Cependant, sans savon, les enfants ne sont pas suffisamment armés pour se prémunir contre des virus mortels comme la COVID-19. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le simple savon et l’eau constituent l’une des meilleures défenses contre le virus.

C’est pourquoi World Vision s’associe à l’UNICEF, notamment à Cox’s Bazar, au Bangladesh, pour fournir du savon à des milliers de réfugiés rohingyas. Les familles reçoivent chaque mois 10 barres de savon et cinq barres de savon à lessive. D’autres stations de lavage des mains sont installées à des endroits stratégiques, dans les principaux lieux de rassemblement du camp.

Le savon n’est pas aussi efficace si l’eau est sale, mais des milliers d’enfants rohingyas n’ont pas à s’en soucier.

Au moment même où la pandémie de COVID-19 prenait de l’ampleur, World Vision installait un réseau d’approvisionnement en eau alimenté à l’énergie solaire dans l’un des 27 camps de Cox’s Bazar. Ce système, financé par Affaires mondiales Canada, fournit chaque jour de l’eau propre et potable à 5 000 réfugiés.

« Avant, on ne se lavait qu’une ou deux fois par semaine et on lavait rarement nos vêtements », explique Shahanara, une mère de trois jeunes enfants âgée de 25 ans. Les familles rohingyas disposent désormais de suffisamment d’eau potable 24 heures sur 24.

Depuis le début de l’intervention en faveur des Rohingyas en 2017, Vision Mondiale enseigne les bonnes pratiques de lavage des mains dans le camp, contribuant ainsi à prévenir la propagation de virus et d’infections mortelles.