La gestion de l'hygiène menstruelle aide les filles à rester à l'école
Grâce à la démystification d’un sujet autrefois tabou, des filles comme Joie ont désormais accès à l’éducation dont elles ont besoin et qu’elles méritent.
Écrit par World Vision
le 28 mai 2025
« Le français, c’est ma matière préférée! », s’exclame Joie, 11 ans, une élève de 6e année qui fréquente l’école à Maluku, en République démocratique du Congo. « Ça m’aide à lire, à écrire et à comprendre. »
Comme pour tant d’élèves de son âge, l’école est au cœur de la vie sociale de Joie. « J’aime jouer à la corde à sauter avec mes amis, surtout pendant la récréation. Les athlètes m’inspirent beaucoup, surtout ceux que je vois à la télévision, comme les coureurs. »
Mais ça n’a pas toujours été le cas.
Elle se souvient d’une époque où ses parents ne pouvaient pas payer les frais de scolarité pour leurs trois enfants, y compris la sœur et le frère de Joie. Ils ont donc choisi de ne laisser que son frère poursuivre ses études, parce que c’était un garçon. « Je trouvais ça injuste », raconte Joie.
Aujourd’hui, heureusement, Joie va à l’école et prend ses études très au sérieux. En plus des matières scolaires, elle et ses camarades de classe apprennent à quel point il est important de se laver les mains et de garder les toilettes et les points d’eau propres et hygiéniques. Grâce au programme d’accès à l’eau, d’assainissement et d’hygiène de Vision Mondiale, elle apprend également ce qu’est la menstruation. Elle comprend désormais ce à quoi s’attendre pendant son cycle mensuel, l’importance des produits d’hygiène féminine et comment veiller à sa propre propreté et à celle de son environnement pour assurer sa sécurité.
Joy (devant à droite) assiste au cours et apprend comment prendre soin de son hygiène menstruelle.
« On nous envoie à l’école pour étudier, plutôt que de rester à la maison. Le programme a contribué à changer notre façon de voir la gestion de l’hygiène menstruelle, qui était autrefois considérée comme un sujet tabou. Grâce à cette formation, j’ai compris qu’à un certain âge, toutes les filles sont censées avoir leurs règles. Je n’ai qu’à mettre en pratique ce qu’on a appris à l’école et en parler à ma mère aussi. »
Joie explique que, grâce à World Vision, elle constate de nombreuses améliorations dans sa communauté, notamment l’autonomisation des jeunes. « Nous, les enfants, sommes aussi invités à participer aux séances, et on nous demande si nous sommes d’accord ou non, et si nous pouvons aussi dire quelques mots. Avant, on nous disait que les enfants ne parlent pas devant les adultes. »
Aujourd’hui, elle a des objectifs clairs. « [Je veux] terminer mes études secondaires et universitaires, puis devenir couturière et commerçante. Mes études, le soutien de mes parents et la prière me donnent davantage d’espoir en un avenir meilleur », dit-elle. « Je vois beaucoup de choses changer dans ma vie et j’aspire à de merveilleuses choses pour mon avenir, pour mes amis et pour tous les enfants de mon village. »