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Quelle est l'efficacité des programmes d'élevage de World Vision?

Les résultats sont encourageants : consultez l'analyse et découvrez comment ils changent des vies.

Écrit par Katie Hackett

le 1 octobre 2025

À Cox’s Bazar, au Bangladesh, Chingkume regarde ses enfants partir chaque jour à l’école.

Ce rituel matinal — se laver, s’habiller, rassembler le nécessaire pour la journée — reste un moment extraordinaire pour cette mère de trois enfants.

« Il fut un temps où je ne pouvais pas laisser mes enfants aller à l’école parce que nous n’en avions pas les moyens », se souvient-elle. « Maintenant, je mets de l’argent de côté pour l’avenir grâce à mes propres revenus et je l’utilise pour l’éducation de mes enfants. »

L’élevage, un changement de vie

La Journée mondiale des animaux de ferme est célébrée chaque année le 2 octobre; c’est l’occasion de reconnaître l’importance des animaux dans la vie des gens et de militer en faveur de leur bien-être. Chingkume, 42 ans, arbore un large sourire tandis qu’elle rassemble ses chèvres pour les nourrir. Elle serre dans ses bras un magnifique coq. Le reste de son troupeau picore dans la cour. La gratitude de Chingkume envers ces animaux est sincère, car ils ont complètement transformé sa vie.

Il n’y a pas si longtemps, elle et son mari vivaient dans une grande pauvreté, peinant à joindre les deux bouts avec le salaire de journalier de ce dernier. Son existence était rongée par l’inquiétude. Après s’être inscrite à un projet holistique de World Vision qui comprenait, entre autres, une formation sur l’élevage de poulets et de chèvres ainsi qu’un lot initial d’animaux, elle se sent comme une femme complètement différente.

Désormais, grâce à un approvisionnement régulier en lait, en œufs et en produits de son nouveau potager, elle peut nourrir sa famille et dégager un profit. Enfin, ils jouissent d’une stabilité financière. Ses voisins viennent la voir pour apprendre comment elle s’y prend.

« Pour une femme issue d’une minorité ethnique, c’est une grande réussite pour moi de devenir un atout pour la société plutôt qu’un fardeau », explique Chingkume.

À Cox’s Bazar, au Bangladesh, une femme portant un foulard vert vif est accroupie par terre pour nourrir un troupeau de poulets.

En l’espace de quelques mois, Chingkume a gagné l’équivalent de 400 $ en vendant une partie de ses poulets et 170 $ en vendant une partie de ses chèvres.

Les animaux sont une source de revenus, de nourriture et renforcent la résilience

L’une des approches proposées par World Vision aux familles aux prises avec la pauvreté consiste à leur offrir du bétail — notamment des chèvres, des moutons, des cochons ou des bovins — ainsi qu’une formation et un soutien pour en prendre soin.

L’élevage peut changer la donne: une chèvre peut fournir du lait pour les enfants; un jeune cochon peut être vendu pour payer les frais de scolarité; une vache peut labourer les champs pour cultiver davantage de nourriture. En plus des animaux, les familles reçoivent une formation sur la santé du bétail, les techniques d’agriculture adaptées au climat et l’entreposage des aliments — des compétences qui peuvent renforcer leurs moyens de subsistance pendant des années, voire des générations. Il en résulte une meilleure nutrition, de nouvelles sources de revenus et une plus grande résilience face aux crises.

« Tout le monde n’est pas d’accord avec le fait d’utiliser des animaux pour répondre aux besoins des gens », explique Arunava Saha, directeur adjoint des programmes techniques chez World Vision Bangladesh, tout en présentant des arguments convaincants en faveur du rôle des animaux pour sortir les familles de l’extrême pauvreté. « Mais il ne s’agit pas seulement de nourriture, et les animaux ne sont jamais un simple élément accessoire dans la vie des personnes démunies. Ils deviennent essentiels au bien-être d’une famille. »

À Cox's Bazar, au Bangladesh, un couple pose en souriant avec son troupeau de chèvres.

Plutôt que de se demander comment nourrir ses enfants, Chingkume rêve désormais de ce qu’elle pourrait faire de plus pour eux.

Analyse coûts-avantages des programmes d'élevage

Entre 2019 et 2023, World Vision Canada a mis en œuvre 14 projets de transfert d’animaux d’élevage dans neuf pays, touchant plus de 23 000 ménages grâce au soutien de nos donateurs. Afin de mesurer l’impact de ces efforts, nous avons mandaté une firme d’analyse externe pour réaliser une analyse coûts-avantages de ces projets.

Les résultats se sont avérés encourageants, révélant que:

  • Chaque dollar investi dans nos programmes d’élevage a généré environ deux dollars de retombées économiques et sanitaires.
  • Les familles participantes ont reçu en moyenne 1 500 $* en avantages, grâce à une augmentation de leur revenu et à une meilleure nutrition.
  • On estime que 353 vies d’enfants ont été sauvées sur cinq ans, ce qui représente en moyenne une vie sauvée chaque semaine.

Bien que les résultats aient varié d’un pays à l’autre, la conclusion générale montre que les transferts d’animaux d’élevage constituent une utilisation efficace des ressources et ont un impact réel™ sur les familles et les collectivités participantes.

Pour un examen plus approfondi des résultats, veuillez consulter le résumé analytique intitulé « Transferts d’animaux d’élevage: analyse coûts-avantages ».

Si vous avez besoin d’accéder à la version accessible de ce résumé, veuillez nous joindre au 1-866-595-5550.

*1 101 $ US, tel qu’indiqué dans le résumé exécutif