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Espoir, guérison et progrès au Mozambique

Dans le cadre du projet « Every Girl Can », un nouveau centre d’aide intégré offrira un soutien global aux victimes de violence sexuelle et de genre au Mozambique.

Écrit par Sophia Papastavrou & Francesca Olusola

le 9 avril 2025

Le Mozambique a franchi une étape importante vers l’égalité entre les sexes avec l’ouverture de son premier Centre d’aide intégré (CAI) dans le district de Murrupula, dans la province de Nampula. En collaboration avec des partenaires gouvernementaux et communautaires, ce nouveau centre a été mis sur pied dans le cadre du projet « Every Girl Can » (EGC), financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par World Vision, ActionAid et HOPEM.

Bien que le Mozambique ait réalisé des progrès dans la promotion de l’égalité des sexes grâce à des lois et des politiques nationales, de nombreuses femmes et filles sont encore victimes de niveaux élevés de violence sexuelle et fondée sur le genre (VSFG). Les survivantes ont souvent de la difficulté à obtenir le soutien dont elles ont besoin, particulièrement dans les régions rurales, ce qui a rendu nécessaire la création du CAI.

Un groupe de personnes se tient devant le bâtiment d’un Centre d’aide intégré.

Un échantillon représentatif des participants à l’inauguration du CAI. (Crédit photo : World Vision Mozambique)

Un centre de services complet

Le nouveau CAI regroupe les services de soutien essentiels en un seul endroit central, ce qui permet aux survivantes de violence sexuelle et de violence sexiste d’accéder plus facilement à l’aide dont elles ont besoin. Cette approche coordonnée garantit qu’elles reçoivent des soins rapides, bienveillants et complets sans avoir à naviguer seules entre plusieurs systèmes.

Au CAI, les survivantes peuvent recevoir des soins médicaux immédiats pour répondre à leurs besoins de santé urgents à la suite d’un incident de violence. Un soutien psychosocial est également offert pour les aider à entamer le processus de guérison et à surmonter leur traumatisme dans un environnement sécuritaire et bienveillant.

De plus, le centre offre des services d’aide juridique et met les survivantes en contact avec le Service national d’enquête criminelle (SERNIC) afin de les soutenir dans leur quête de justice. Des services de protection sociale sont également fournis pour garantir que les survivantes aient accès à des soins continus et à des ressources qui favorisent leur rétablissement et leur bien-être à long terme.

En regroupant ces services essentiels en un seul endroit, le CAI réduit les obstacles à l’accès et aide les survivantes à aller de l’avant avec dignité et espoir.

Le CAI emploie du personnel issu des secteurs de la santé, de la justice, de la police et des services sociaux. Chaque dossier de survivant est traité selon une approche de « dossier unique », ce qui évite aux survivants d’avoir à raconter leur histoire à plusieurs reprises. Cela contribue à atténuer le traumatisme, à renforcer la confidentialité et à rendre les services plus efficaces et respectueux.

Deux professionnelles de la santé se tiennent debout devant un bureau et tiennent un formulaire.

Les professionnels de la santé expliquent le principe de la « file indienne » lors de la visite guidée de l'établissement. (Crédit photo : World Vision Mozambique)

Former les prestataires de services à intervenir avec bienveillance et respect

Avant l’ouverture du centre, le projet a offert une formation aux intervenants de la santé, aux professionnels du droit, aux agents de police et aux travailleurs sociaux de la région. La formation mettait l’accent sur des approches centrées sur les survivants, afin de garantir que tous les services soient offerts avec dignité, professionnalisme et bienveillance.

Un homme et une femme sont assis à un bureau et signent ensemble un document.

Signature du protocole d'entente. (Crédit photo : World Vision Mozambique)

Le leadership local garantit la pérennité du centre

Afin d’assurer la pérennité du centre, le Service de district de la santé, des femmes et de l’action sociale a signé une entente officielle décrivant ses responsabilités pour assurer le fonctionnement du centre et rendre compte de ses progrès. Les dirigeants communautaires se sont également engagés à apporter leur soutien en sensibilisant la population et en encourageant les survivantes à fréquenter le centre.

Des dirigeants clés ont assisté au lancement du CAI, notamment l’administrateur du district de Murrupula, des représentants gouvernementaux des services de santé et des services sociaux, des membres du comité directeur des adolescents et des représentants du Haut-commissariat du Canada au Mozambique. Leur présence témoigne du fort engagement local dans la lutte contre la violence sexuelle et sexiste.

Une approche communautaire pour mettre fin à la violence fondée sur le genre

Ce nouveau CAI illustre comment une approche coordonnée et axée sur la collectivité peut contribuer à éliminer les obstacles et à garantir que les survivantes reçoivent un soutien qui changera leur vie. Il s’inscrit dans les priorités du Canada en matière de développement international en favorisant l’égalité entre les sexes, en protégeant les droits des femmes et des filles et en renforçant les systèmes locaux.

Le projet EGC continue d’appuyer le CAI par des efforts de prévention, tels que la sensibilisation et le renforcement des capacités en matière de violence sexuelle et fondée sur le genre, l’autonomisation économique et la mobilisation des garçons et des hommes en tant qu’alliés pour mettre fin à la violence. Des plans sont en cours pour ouvrir deux autres centres dans les autres districts où EGC est actif.

Ensemble, nous pouvons mettre fin à la violence sexuelle et fondée sur le genre

Mettre fin à la violence sexuelle et fondée sur le genre est possible grâce à des partenariats durables et à une forte mobilisation communautaire. Le CAI de Murrupula est plus qu’un simple bâtiment: c’est un symbole d’espoir, de guérison et de progrès vers un avenir où chaque fille pourra vivre à l’abri de la violence.

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