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Donner pour recevoir : donner aux filles les moyens de diriger et de transformer le monde

Comment le projet « Every Girl Can » s’inscrit dans le thème de la Journée internationale des femmes de cette année, « Give to Gain ».

Écrit par Sophia Papastravou

le 6 mars 2026

Ce qu’il faut pour changer les systèmes en faveur des filles

Vision Mondiale du Canada célèbre la Journée internationale des femmes 2026.

Le thème de cette année — « Donner pour recevoir » — est plus qu’un simple slogan. C’est un appel à agir de manière réfléchie.

Lorsque nous donnons aux filles accès à l’éducation, à la protection, à des possibilités et à une voix, nous obtenons des économies plus fortes, des familles en meilleure santé et des communautés plus stables. Investir dans les filles est une décision stratégique visant à remodeler les systèmes qui déterminent qui est entendu, qui est en sécurité et qui peut façonner l’avenir.

Les retombées sont mesurables et s’étendent sur plusieurs générations. Lorsque les filles s’épanouissent, les communautés s’épanouissent avec elles.

Le visage du changement

World Vision Canada_Club des filles_Chaque fille peut

Des filles participent à une séance sur la santé sexuelle et reproductive et les compétences de vie dans un espace sécuritaire de l’EGC. (Crédit photo : Action Aid)

Au Mozambique, le projet « Every Girl Can » illustre concrètement à quoi ressemble ce type de changement.

Mis en œuvre par Vision Mondiale du Canada, Vision Mondiale du Mozambique, HOPEM et Action Aid, avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, le projet a agi à plusieurs niveaux et dans divers secteurs de la vie communautaire:

  • Il a établi des partenariats avec les services de santé et les systèmes judiciaires pendant cinq ans
  • Il s’est poursuivi malgré la COVID-19, les cyclones violents et d’autres catastrophes naturelles, les déplacements de population et l’instabilité politique
  • a touché près de 180 000 adolescentes et jeunes femmes
  • a contribué à des changements durables en matière de confiance, d’opportunités et d’attitudes au sein de la communauté

Même dans des contextes complexes et fragiles, le projet a maintenu son élan et démontré qu’un investissement systémique en faveur des filles engendre des changements durables.

Des compétences au pouvoir

Inauguration du CAI

Dans le district de Murrupula, au Mozambique, des centres de soutien intégrés offrent désormais aux survivantes de violence sexiste des services coordonnés dans les domaines de la santé, du droit et du soutien psychosocial. Ces centres s’inscrivent dans le cadre du projet « Every Girl Can », financé par Affaires mondiales Canada. (Photo

Au cœur de l’initiative « Every Girl Can » se trouvait une idée simple.

Les compétences ne suffisent pas si les filles n’ont pas le pouvoir de les mettre en pratique. Les filles qui ont participé à des groupes d’épargne, à des activités génératrices de revenus et à de la formation professionnelle ont acquis bien plus qu’un simple revenu. Bon nombre d’entre elles ont pu, pour la première fois, faire valoir leur point de vue dans les décisions familiales.

Les parents et les personnes qui s’occupent d’elles ont commencé à les écouter différemment, les considérant non seulement comme des personnes à charge, mais aussi comme des contributrices.

Lorsque le changement commence à la maison, il a tendance à se propager.

Renforcer les systèmes qui entourent les filles

Le projet « Every Girl Can » s’est également concentré sur les systèmes dont les filles dépendent au quotidien:

  • Les écoles ont renforcé leurs mesures de protection et leurs mécanismes de signalement
  • Les services de santé sont devenus plus accessibles et ont gagné en crédibilité
  • La justice s’est rapprochée des communautés grâce à des tribunaux mobiles, aidant ainsi les survivantes à obtenir justice là où la distance et la stigmatisation constituaient autrefois des obstacles.

Le fait que davantage de filles se soient manifestées pour signaler des actes de violence a été perçu comme un progrès. Cela témoignait d’une prise de conscience croissante, d’une confiance grandissante et d’un courage accru à s’exprimer.

Hortência, une jeune femme de 19 ans, a été confrontée aux dures réalités du mariage précoce et de la grossesse précoce.

« Avant le projet Every Girl Can, je ne savais rien de mes droits », confie Hortência. « Si j’avais su ce que j’ai appris lors des séances “Espaces sécuritaires” — sur mes droits, le mariage précoce et les grossesses précoces —, je ne serais pas tombée enceinte si jeune. »

Grâce à Every Girl Can, Hortência a pu participer à un programme de formation en couture, qui lui a permis d’acquérir des compétences précieuses et l’a encouragée à retourner à l’école et à poursuivre ses rêves.

Une jeune fille sourit tandis qu’elle utilise une machine à coudre.

Hortência, ainsi que 80 autres jeunes filles de la région de Murrupula, a participé à une formation en couture. Des compétences comme la couture aident les jeunes filles à mettre sur pied des activités génératrices de revenus et à reprendre leurs études.

« Aujourd’hui, je suis heureuse de savoir que j’ai le droit d’étudier », déclare Hortência. « Je rêve d’ouvrir un jour mon propre atelier de couture pour confectionner des vêtements destinés à la vente, notamment des uniformes scolaires. »

Le parcours d’Hortência illustre l’impact plus large du programme Every Girl Can sur les jeunes femmes de la province de Nampula.

Le projet donne aux filles les moyens de remettre en question les normes néfastes et de se bâtir un avenir durable en leur transmettant des compétences et des connaissances pratiques.

Les filles, actrices du changement au sein de leur communauté

Une jeune fille vêtue d’un chandail blanc remet un plan d’action à une prestataire de services qui porte un gilet brun et un chandail rayé.

Fusia présente les plans d’action de son groupe à un fournisseur de services. (Crédit photo : World Vision Mozambique)

Les filles elles-mêmes ont joué un rôle central dans la mise en œuvre de ces changements.

Par l’entremise de clubs, d’espaces sécuritaires et de groupes d’action communautaire, les filles ont mené des actions de sensibilisation qui ont permis d’apporter à leurs communautés de nouvelles salles de classe, des points d’eau potable, des écoles plus sécuritaires et des services de santé améliorés.

Des milliers de filles ont développé des compétences en leadership et en communication, acquérant ainsi la confiance nécessaire pour s’exprimer et se faire entendre.

Lorsque les filles sont encouragées à prendre les rênes, les communautés les écoutent. Et lorsque les communautés les écoutent, elles s’en trouvent transformées pour le mieux.

  • Soutenir les filles au Mozambique: voici Fusia et Julte. Deux adolescentes qui sont devenues des leaders communautaires pour l’égalité des sexes grâce au projet « Every Girl Can ».

Donner pour recevoir: un engagement à long terme

Égalité entre les sexes - Rwanda - filles

Deux jeunes enfants au Rwanda rient joyeusement tout en buvant dans de grandes tasses orange.