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Fidelis rêve d'un café

Après le décès de son père, les rêves de Fidelis lui semblaient hors de portée. Une formation professionnelle (et sa passion pour le café) lui ont redonné de l'élan.

Écrit par Katie Hackett

le 22 novembre 2024

Le visage de Fidelis change d’expression dès que la conversation porte sur… le café.

« Je suis passionné par le café, j’adore le café », explique le jeune homme de 24 ans. « Depuis que j’ai tout appris à ce sujet, de la transformation à la préparation, en passant par la façon de préparer un cappuccino, un latte, un macchiato ou un espresso, ça coule dans mes veines. Et je pense que j’aimerais en faire ma carrière. »

On a du mal à imaginer qu’il s’agit là d’une jeune femme qui, il y a à peine quelques années, souffrait de dépression et se cachait du monde.

Fidelis a grandi à Njathaini, un quartier informel de Nairobi, au Kenya. Sa communauté, comme elle l’explique, est caractérisée par « des gens qui vivent au jour le jour [et] des jeunes aux prises avec toutes sortes de dépendances ».

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Au Kenya, Fidelis pose aux côtés de deux employés de World Vision

Elle voyait ses propres parents travailler sans relâche comme travailleurs occasionnels, s’efforçant de subvenir aux besoins de Fidelis et de ses quatre frères et sœurs. « Cela m’a vraiment motivée à travailler fort et à viser plus haut pour améliorer la situation chez nous », dit-elle.

Fidelis a travaillé avec assiduité pour terminer ses études primaires et secondaires, puis, alors qu’elle célébrait encore la fin de ses études secondaires, la santé de son père a commencé à se détériorer. On lui a diagnostiqué une tumeur au cerveau.

La mère et les frères et sœurs de Fidelis ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour amasser des fonds pour la chirurgie, le traitement et les médicaments — mais un mois après avoir subi une chirurgie au cerveau et avoir obtenu son congé de l’hôpital, la maladie l’a emporté. La famille s’est retrouvée en difficulté. La mère de Fidelis était submergée par le chagrin et les difficultés financières. Pour couronner le tout, Fidelis a compris que son rêve de fréquenter une école de cuisine était désormais hors de portée.

« J’ai perdu tout l’espoir que j’avais, et à ce moment-là, j’ai choisi de m’isoler de tout le monde », raconte-t-elle. « Cela m’a conduite à la dépression. »

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Fidelis raconte son histoire et explique comment World Vision l’a aidée

Trouver un emploi grâce à Youth Works

C’est le programme Youth Works, géré par World Vision à Nairobi, qui a finalement aidé Fidelis à retrouver le chemin de la vie. Ce programme offre aux jeunes une formation professionnelle et les met en contact avec des possibilités d’emploi locales. Fidelis raconte: « La formation en compétences de vie m’a redonné espoir. »

Grâce à des séances d’orientation professionnelle, elle a reçu de l’aide pour choisir un programme d’études et, après trois ans, elle a obtenu un diplôme en gestion de la restauration et de l’hébergement. Elle a décroché un stage qui l’a menée à l’emploi qu’elle occupe aujourd’hui dans un restaurant réputé de Nairobi. Elle utilise son salaire pour payer les factures de la famille.

« Je suis heureuse de pouvoir alléger le fardeau de ma famille, même si ce n’est qu’en partie », dit-elle, « car ce sont eux qui me motivent à persévérer et à travailler fort, quelles que soient les circonstances. »

Bien qu’elle soit reconnaissante pour son emploi actuel, Fidelis envisage de se lancer à son compte à l’avenir. Elle rêve d’ouvrir un café, ou une « cafétéria », à Nairobi, où elle pourra se consacrer à sa véritable passion: le café.

« J’adore voyager, découvrir différents cafés et lattes, et faire des recherches sur la préparation du café afin de rester au fait des tendances », explique-t-elle. « Mon objectif est de devenir travailleuse autonome et indépendante, [et] surtout de créer des possibilités d’emploi pour les jeunes, compte tenu du taux de chômage élevé ici à Nairobi, au Kenya. »

Ce sont là des objectifs que Youth Works peut continuer à soutenir grâce à ses formations en entrepreneuriat et à ses projets d’aide aux petites entreprises. La voie qui s’ouvre devant Fidelis est toute tracée, et elle a tout ce qu’il faut pour la parcourir.