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En matière d’allaitement, le soutien fait toute la différence

Célébrez la Semaine mondiale de l’allaitement maternel avec Peris, Som Chhin et Asma, trois mères qui ont elles-mêmes connu à la fois les difficultés et les joies de l’allaitement.

Écrit par Katie Hackett

le 31 juillet 2025

L’ Organisation mondiale de la santé qualifie l’allaitement maternel de « l’un des moyens les plus efficaces d’assurer la santé et la survie de l’enfant ». Nous découvrons sans cesse de nouvelles et merveilleuses choses sur les bienfaits du lait maternel: ses anticorps aident à combattre et à prévenir les infections. Les bébés allaités ont une meilleure vision. Ils sont moins susceptibles de développer de l’asthme, des allergies ou des maladies graves. Ils obtiennent de meilleurs résultats aux tests d’intelligence et sont même moins susceptibles de développer du diabète ou de l’obésité plus tard dans leur vie.

Nourrir les nourrissons exclusivement au lait maternel pendant leurs six premiers mois — ce qu’on appelle « l’allaitement maternel exclusif » — est considéré comme ce qu’il y a de mieux pour leur santé et leur développement à long terme; pourtant, pour diverses raisons, moins de la moitié des nourrissons de moins de six mois sont nourris exclusivement au sein.

Le thème de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2025, qui se déroule chaque année du 1er au 7 août, est « Investir dans l’allaitement maternel, c’est investir dans l’avenir ». L’accent est mis sur le renforcement des systèmes de santé, des politiques et de la solidarité communautaire afin que les femmes bénéficient du soutien dont elles ont besoin pour allaiter leurs bébés où elles le souhaitent et aussi longtemps qu’elles le souhaitent.

Voici les témoignages de trois mères — Peris, Som Chhin et Asmar — qui ont chacune bénéficié d’information et d’aide tout au long de leur parcours d’allaitement. Comme le montrent leurs témoignages, le soutien fait toute la différence.

Dans le comté de Turkana, au Kenya, une nouvelle maman allaite son bébé en position couchée sur le côté, sous une moustiquaire bleue.

Peris, nouvelle maman, se réjouit de la présence de sa fille nouveau-née à leur domicile, dans le comté de Turkana, au Kenya.

Peris, dans le comté de Turkana, au Kenya

Peris berce tendrement sa petite fille de trois mois. Comme toute mère, elle voulait ce qu’il y a de mieux pour son enfant et, heureusement, cette nouvelle maman a été bien accompagnée. Grâce au soutien et aux conseils prodigués par son groupe local de soutien entre mères, elle a appris l’importance de nourrir son bébé exclusivement au sein pendant les six premiers mois de sa vie.

« J’ai commencé à allaiter tout de suite », dit-elle, « et je constate que la croissance et le développement de ma petite fille se déroulent bien. »

Le groupe de mères, soutenu par World Vision grâce à un financement de l’UNICEF, offre aux femmes un espace sécuritaire où elles peuvent partager leurs expériences et recevoir de l’information factuelle sur des questions liées à la maternité, comme l’allaitement et la nutrition. Les éducatrices bénévoles contribuent également à dissiper les mythes et les tabous qui peuvent mettre les femmes et les enfants en danger.

Par exemple, chez les Turkana, la coutume veut que les nouveau-nés ne puissent être allaités qu’après leur cérémonie de baptême. Ce délai compromet la réussite de l’allaitement, augmentant ainsi le risque que le bébé ne bénéficie pas du colostrum de sa mère, riche en anticorps, qu’il souffre de la faim ou qu’on lui donne du lait de chèvre ou de la bouillie, qui ne conviennent pas au système digestif d’un nouveau-né.

« Avant, les gens disaient que le lait maternel ne suffisait pas, mais ce n’est qu’un mythe, car j’en ai plus qu’il n’en faut », explique Peris. Pour maintenir sa production, elle suit une alimentation équilibrée, s’hydrate bien et essaie d’éviter le stress. « Plus on allaite, ajoute-t-elle, plus la production de lait augmente. »

Dans le district de Pouk, au Cambodge, une mère est assise sur une natte dans une grange, en train d'allaiter son bébé.

Dans le district de Pouk, au Cambodge, Som Chhin est assise et allaite sa petite fille de trois mois, Rany.

Som Chhin, dans le district de Pouk, au Cambodge

Som Chhin vit une expérience similaire avec sa petite Rany au Cambodge.

« J’ai reçu une formation pour allaiter correctement, alors j’ai allaité Rany depuis sa naissance », explique Som Chhin. « Ce mois-ci, Rany a pris deux kilos de plus; elle pèse maintenant cinq kilos. »

La malnutrition chez les jeunes enfants est un problème majeur au Cambodge, où 32 % des enfants présentent un retard de croissance par rapport à leur âge et où 10 % ont un poids insuffisant par rapport à leur taille. L’un des problèmes sous-jacents est le manque d’information précise sur l’allaitement maternel et les soins aux nouveau-nés.

Dans le cadre d’un projet de centres de santé adaptés aux bébés mis en place dans la région de Som Chhin, des intervenants en santé, notamment des sages-femmes, des infirmières et des bénévoles, reçoivent une formation afin d’aider leurs communautés à adopter de bonnes pratiques d’allaitement et de nutrition. À leur tour, ils sensibilisent les familles locales.

« Quand j’allaitais Rany et que je la regardais, elle était si forte et en si bonne santé », explique Som Chhin, « parce que je lui ai donné le meilleur départ possible grâce à l’allaitement maternel. »

À Islampur, au Bangladesh, une femme tient un bébé sur sa hanche tout en ramassant les produits de son potager.

À Islampur, au Bangladesh, Asma constate que son plus jeune enfant est en pleine forme et en bonne santé.

Asma, à Islampur, au Bangladesh

Au Bangladesh, l’histoire d’Asma est un peu différente. Lors de ses deux premières grossesses, elle a connu des périodes postnatales difficiles qui ont compliqué l’allaitement. Avec son troisième enfant, elle a pu constater la différence qu’un accouchement accompagné par des professionnels de la santé et un allaitement réussi peuvent faire.

« Avant, je ne savais rien des soins prénataux ni de l’importance d’accoucher à l’hôpital; je m’étais donc préparée à accoucher à la maison. Après l’accouchement, j’ai été malade pendant longtemps et, pour cette raison, je n’ai pas donné de premier lait à mes aînés », explique-t-elle, faisant référence au colostrum, essentiel pour la santé des bébés.

Asma s’est jointe à un projet de World Vision axé sur la production alimentaire et l’autonomisation des femmes. Dans le cadre de ce projet, elle a reçu une formation sur divers aspects de l’agriculture et de la gestion d’entreprise, ainsi que des connaissances sur les soins prénataux et postnataux et sur la nutrition.

Après avoir pris ces enseignements à cœur, elle a accouché à l’hôpital sans aucune complication et a pu allaiter son troisième enfant dès la naissance. Elle a continué à l’allaiter exclusivement pendant six mois avant d’introduire des aliments complémentaires. En nourrissant toute sa famille grâce aux concepts de cuisine, de nutrition et d’hygiène acquis dans le cadre du projet, elle a constaté que la santé de chacun s’était améliorée. Leurs frais médicaux ont même diminué de façon notable. (Pour en savoir plus sur la nouvelle approche d’Asma en matière de jardinage, cliquez ici.)

« Ces initiatives du projet sont essentielles pour changer le mode de vie d’une famille ainsi que celui de la société », explique Asma.

Rédigé par Katie Hackett, avec la collaboration de Sarah Ooko, Dara Chhim et World Vision Bangladesh